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Bien chers amis,
On n’a pas tous les jours 20 ans !
Vous qui répondez fidèlement à
nos invitations depuis tant d’années, permettez-moi tout d’abord
de vous souhaiter la bienvenue en cette fête anniversaire.
Il me faut, avec un grand plaisir, remercier
notre Bourgmestre Monsieur Jean-Pierre Detremmerie, d’avoir bien voulu
patronner ce jubilé. Nous savions déjà que notre association
lui tenait à cœur, pour preuve, les aides que nous avons reçues
dans nos diverses activités culturelles.
Merci à Monsieur Michel Franceus d’avoir
toujours gardé, dans son emploi du temps très chargé,
une petite place pour résoudre, dans la mesure du possible, une
part de nos problèmes.
Merci à toutes les associations qui ont
accepté de présenter un stand dans cet espace, afin de rendre
vivante cette image de l’amitié et de la compréhension.
Si nous sommes particulièrement heureux
de voir de nouveaux visages, comme les militaires belges des missions de
déminage dans le sud du Laos, et les membres de « Handicap
International », nous sommes toujours aussi reconnaissants envers
nos amis de chaque fois.
Entendez par là, « Enfants du Mékong
», France-Asie Echanges et le Centre Culturel Viêtnamien.
Tout particulièrement aussi, nous sommes
heureux de la présence de l’association bouddhiste lao du Nord de
la France. Avec eux, nous entretenons désormais des rapports
privilégiés. C’est en effet, dans les locaux de la
pagode de Roubaix, que sont aujourd’hui donnés les cours de langue
laotienne. Ces cours qui avaient vus le jour dans un garage, avant
d’avoir la chance de s’installer à l’Institut du Sacré-Cœur,
et qui sont devenus le cheval de bataille de notre association.
C’est encore grâce à nos voisins
français que nous avons débuté cette fête aussi
dignement, par la bénédiction des vénérables
moines. Permettez-moi de vous dire que je tenais particulièrement
à cette cérémonie, qui, il me semble, montre tout
le respect de notre association pour la foi et la culture de nos amis.
Dans notre monde tout empreint de matérialisme, quelle magnifique
leçon de grandeur et de désintéressement, ces religieux
ne nous donnent-ils pas, par leur renoncement.
Bon anniversaire, donc, à Amitiés
Belgo-Laotiennes, pour ses 20 ans ! En parlant des jeunes, c’est
celui qu’on appelle volontiers le bel âge. Notre Asbl se porte
bien grâce au dévouement et à l’enthousiasme de ses
membres.
J’ai, dans ma carrière et dans ma vie,
vu bien des mérites ou des médailles aller bizarrement vers
ceux qui les méritaient le moins. C’est pourquoi je dois m’empresser
de vous dire à quel point je suis redevable à notre équipe
du comité et à nos amis, de ce qui est réalisé
à ce jour. Que pourrait faire seul un président, qui
ne parle même pas laotien, sans les chevilles ouvrières, nos
familles belges et laotiennes du groupe.
Merci à vous, qui assurez par votre
discret dévouement toute l’intendance de ces événements,
et aux dames qui donnent par la beauté de leurs tenues, tant d’éclats
à nos soirées.
Certains d’entre vous se sont peut-être
déjà aperçu que jusqu’ici, rien n’avait encore été
dit de Télé Service. Vous pensez bien que, en la présence
de Maître Van Daele, ce n’est pas sans arrière-pensée.
C’est bien lui qui a porté « Amitiés
Belgo-Laotiennes » sur les fonds baptismaux, avec des membres de
Télé Service. En qualité de président,
il formait le premier décembre 1979 ; avec Khampiou Sisouphantong,
Maryse Crismer, Gérard Decooman et Thongphouth Sananikone le premier
comité, choisi parmi d’autres amis fondateurs.
Avec l’humour qui le caractérise, il nous
disait lors d’une réunion, qu’en l’invitant, nous avions décidé
de ressortir les dinosaures … Il n’en est rien, nous sommes tous
très reconnaissants de le revoir parmi nous, comme président
de fête. Il n’est pas de fierté plus légitime
que celle de montrer ses enfants, quand ils sont élevés dans
le respect et la dignité, et je sais nos amis heureux d’entourer
leur premier président, avec leurs enfants. Les laotiens ne
sont pas des gens qui oublient, et leur gratitude est sincère envers
ceux qui les ont autrefois accueillis.
Citons entre autres, Télé Service,
les équipes Notre-Dame, les membres de l’Administration Communale,
les organisations religieuses et aussi la population mouscronnoise, qui
a su se montrer discrète et généreuse. Une personne
présente ici disait un jour que la communauté laotienne était
un exemple d’intégration. J’entends souvent nos amis laotiens
dire que les gens de la région de Mouscron ont toujours su
leur montrer le bon chemin, tout en respectant leur intégrité
culturelle.
Il est clair que le plus grand défi qui
reste ouvert en permanence, est bien celui de supprimer l’intolérance.
Quand on regarde la carte du monde, le nombre de régions qui se
consument dans des conflits armés est affolant. Sans parler
des pays en paix qui voient aujourd’hui monter le fascisme contre la démocratie.
Les idées racistes et xénophobes font toujours recette.
A ces dernières, nos petites associations
sont autant de barrages vivants.
Comme la tempête dans les arbres, la guerre
a martyrisé le Laos. Comme le feuillage disloqué et
déchiré, s’en va au gré du vent, certains habitants
des villes et des villages sont partis de par le monde. Pour nous
qui en avons accueillis, ils n’ont jamais été un fardeau.
En terminant, je voudrais à nouveau lancer
un appel vibrant à tous les jeunes de la communauté laotienne,
et sympathisants. Nous avons besoin de leurs idées, et de
leur force afin de continuer à œuvrer pour l’amitié entre
les communautés. L’actualité nous prouve sans cesse
que la tâche est importante. Toutes les bonnes volontés
sont les bienvenues.
Bonne soirée d’anniversaire à tous
et à toutes,
et que vive l’amitié sincère entre
les peuples !
Merci. |