Discours de Mr. Luc THERRY, Président de l’Asbl. des Amitiés Belgo-Laotiennes
 lors de la fête du PIMAY LAO,
le 15 Avril 2000 et du 20ème anniversaire de l’Association.



 
 
<~~ Retour  Bien chers amis, 
 

On n’a pas tous les jours 20 ans ! 
Vous qui répondez fidèlement à nos invitations depuis tant d’années, permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter la bienvenue en cette fête anniversaire. 
Il me faut, avec un grand plaisir, remercier notre Bourgmestre Monsieur Jean-Pierre Detremmerie, d’avoir bien voulu patronner ce jubilé. Nous savions déjà que notre association lui tenait à cœur, pour preuve, les aides que nous avons reçues dans nos diverses activités culturelles. 
Merci à Monsieur Michel Franceus d’avoir toujours gardé, dans son emploi du temps très chargé, une petite place pour résoudre, dans la mesure du possible, une part de nos problèmes. 
Merci à toutes les associations qui ont accepté de présenter un stand dans cet espace, afin de rendre vivante cette image de l’amitié et de la compréhension. 
Si nous sommes particulièrement heureux de voir de nouveaux visages, comme les militaires belges des missions de déminage dans le sud du Laos, et les membres de « Handicap International », nous sommes toujours aussi reconnaissants envers nos amis de chaque fois. 
Entendez par là, « Enfants du Mékong », France-Asie Echanges et le Centre Culturel Viêtnamien. 
Tout particulièrement aussi, nous sommes heureux de la présence de l’association bouddhiste lao du Nord de la France.  Avec eux, nous entretenons désormais des rapports privilégiés.  C’est en effet, dans les locaux de la pagode de Roubaix, que sont aujourd’hui donnés les cours de langue laotienne.  Ces cours qui avaient vus le jour dans un garage, avant d’avoir la chance de s’installer à l’Institut du Sacré-Cœur, et qui sont devenus le cheval de bataille de notre association. 
C’est encore grâce à nos voisins français que nous avons débuté cette fête aussi dignement, par la bénédiction des vénérables moines.  Permettez-moi de vous dire que je tenais particulièrement à cette cérémonie, qui, il me semble, montre tout le respect de notre association pour la foi et la culture de nos amis.  Dans notre monde tout empreint de matérialisme, quelle magnifique leçon de grandeur et de désintéressement, ces religieux ne nous donnent-ils pas, par leur renoncement. 

Bon anniversaire, donc, à Amitiés Belgo-Laotiennes, pour ses 20 ans !  En parlant des jeunes, c’est celui qu’on appelle volontiers le bel âge.  Notre Asbl se porte bien grâce au dévouement et à l’enthousiasme de ses membres. 
J’ai, dans ma carrière et dans ma vie, vu bien des mérites ou des médailles aller bizarrement vers ceux qui les méritaient le moins.  C’est pourquoi je dois m’empresser de vous dire à quel point je suis redevable à notre équipe du comité et à nos amis, de ce qui est réalisé à ce jour.  Que pourrait faire seul un président, qui ne parle même pas laotien, sans les chevilles ouvrières, nos familles belges et laotiennes du groupe. 
 Merci à vous, qui assurez par votre discret dévouement toute l’intendance de ces événements, et aux dames qui donnent par la beauté de leurs tenues, tant d’éclats à nos soirées. 

Certains d’entre vous se sont peut-être déjà aperçu que jusqu’ici, rien n’avait encore été dit de Télé Service.  Vous pensez bien que, en la présence de Maître Van Daele, ce n’est pas sans arrière-pensée. 

C’est bien lui qui a porté « Amitiés Belgo-Laotiennes » sur les fonds baptismaux, avec des membres de Télé Service.  En qualité de président, il formait le premier décembre 1979 ; avec Khampiou Sisouphantong, Maryse Crismer, Gérard Decooman et Thongphouth Sananikone le premier comité, choisi parmi d’autres amis fondateurs. 

Avec l’humour qui le caractérise, il nous disait lors d’une réunion, qu’en l’invitant, nous avions décidé de ressortir les dinosaures …  Il n’en est rien, nous sommes tous très reconnaissants de le revoir parmi nous, comme président de fête.  Il n’est pas de fierté plus légitime que celle de montrer ses enfants, quand ils sont élevés dans le respect et la dignité, et je sais nos amis heureux d’entourer leur premier président, avec leurs enfants.  Les laotiens ne sont pas des gens qui oublient, et leur gratitude est sincère envers ceux qui les ont autrefois accueillis. 
Citons entre autres, Télé Service, les équipes Notre-Dame, les membres de l’Administration Communale, les organisations religieuses et aussi la population mouscronnoise, qui a su se montrer discrète et généreuse.  Une personne présente ici disait un jour que la communauté laotienne était un exemple d’intégration.  J’entends souvent nos amis laotiens dire  que les gens de la région de Mouscron ont toujours su leur montrer le bon chemin, tout en respectant leur intégrité culturelle. 
Il est clair que le plus grand défi qui reste ouvert en permanence, est bien celui de supprimer l’intolérance.  Quand on regarde la carte du monde, le nombre de régions qui se consument dans des conflits armés est affolant.  Sans parler des pays en paix qui voient aujourd’hui monter le fascisme contre la démocratie.  Les idées racistes et xénophobes font toujours recette. 
A ces dernières, nos petites associations sont autant de barrages vivants. 
Comme la tempête dans les arbres, la guerre a martyrisé le Laos.  Comme le feuillage disloqué et déchiré, s’en va au gré du vent, certains habitants des villes et des villages sont partis de par le monde.  Pour nous qui en avons accueillis, ils n’ont jamais été un fardeau. 

En terminant, je voudrais à nouveau lancer un appel vibrant à tous les jeunes de la communauté laotienne, et sympathisants.  Nous avons besoin de leurs idées, et de leur force afin de continuer à œuvrer pour l’amitié entre les communautés.  L’actualité nous prouve sans cesse que la tâche est importante.  Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. 

Bonne soirée d’anniversaire à tous et à toutes, 
et que vive l’amitié sincère entre les peuples ! 

Merci.